Fatigue anormale, frissons intenses, confusion, perte de dextérité, somnolence ou difficulté à parler clairement.
Thermique du bâtiment et risques sanitaires.
Le grand froid ne se limite pas aux températures négatives. Le vent augmente le froid ressenti et multiplie les risques d'hypothermie, d'engelures et d'accidents cardiovasculaires, surtout chez les personnes vulnérables.
Confusion, somnolence, perte de connaissance, douleur thoracique ou suspicion d'intoxication au monoxyde de carbone sont des urgences. France : 15 ou 112. Canada : 911.
Le froid ressenti fait basculer le risque.
Les dispositifs de vigilance combinent durée, intensité du froid et vulnérabilité sociale. À l'échelle du foyer, les signaux du corps et la capacité à maintenir une pièce chaude deviennent prioritaires.
Engourdissement, peau blanche ou cireuse, douleur puis perte de sensibilité aux extrémités : suspicion d'engelure.
Froid ressenti aggravé par le vent, logement qui descend durablement sous une température confortable, panne de chauffage ou isolement.
Garder la chaleur sans couper l'air.
Limiter les sorties
Réduire les déplacements, surtout pour les enfants, les personnes âgées, isolées ou atteintes de maladies chroniques.
Chauffer sans obstruer
Conserver une température homogène dans les pièces de vie et ne jamais boucher les entrées d'air.
Garder la chaleur
Fermer les volets à la tombée de la nuit, calfeutrer les bas de portes et réduire les courants d'air.
S'habiller en couches
Combiner une couche respirante, une couche isolante et une couche coupe-vent pour limiter les pertes thermiques.
Même par grand froid, conserver une aération courte et régulière limite l'humidité et le risque lié aux combustions. Garder le chaud ne doit jamais signifier boucher les grilles de ventilation.
Le danger majeur du chauffage mal utilisé.
Le monoxyde de carbone est invisible, inodore et non irritant. Il provient d'une combustion incomplète : chaudière, poêle, cheminée, chauffage d'appoint, groupe électrogène ou barbecue utilisé au mauvais endroit.
Aérer, arrêter l'appareil si possible, sortir du logement.
Évacuer immédiatement et appeler les secours.
Appeler le 15, 112 ou 911 selon le pays.
La recherche de chaleur ne doit pas créer un danger invisible.
Les accidents surviennent souvent quand un foyer tente de compenser une panne, une mauvaise isolation ou une pièce froide avec des solutions non prévues pour cet usage.
Boucher les ventilations
C'est l'erreur la plus dangereuse : elle réduit l'apport d'oxygène et peut favoriser l'accumulation de monoxyde de carbone.
Chauffage d'appoint en continu
Les appareils à combustible ne doivent pas fonctionner en continu ni être utilisés hors des consignes du fabricant.
Groupe électrogène à l'intérieur
Un générateur doit rester dehors, loin des ouvertures. Jamais dans un garage, une cave, un balcon fermé ou une pièce.
Sortir seul et mal équipé
Le vent accélère les pertes de chaleur. Une simple sortie peut devenir risquée si elle dure ou si les accès sont glissants.
Ralentir les pertes avant de surchauffer.
L'objectif est de créer une enveloppe stable : limiter les pertes, supprimer les infiltrations parasites et utiliser le chauffage de façon sûre, sans jamais sacrifier la ventilation.
Prioriser l'isolation des combles avec un matériau adapté au bâtiment et à l'humidité.
Le toit fait partie des principaux postes de pertes de chaleur.
Étudier l'isolation thermique par l'extérieur quand elle est compatible avec le bâti.
Réduire les fuites tout en conservant l'inertie des murs.
Installer rideaux thermiques épais, joints en bon état et fermeture nocturne des volets.
Limiter le rayonnement froid et les infiltrations d'air.
Poser des réflecteurs derrière les radiateurs sur murs froids et dégager les émetteurs.
Améliorer le confort sans gros travaux et éviter de chauffer un mur froid.